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Marie-Louise Asseu, comédienne et réalisatrice ivoirienne Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Samuel Njakwa   

Héroïne de « Ma famille », une série télévisée qui fait un tabac dans toute l’Afrique francophone ou encore de la série « Faut pas fâcher », l’artiste comédienne ivoirienne Marie-Louise Asseu, plus connue sous le nom de Malou, réalise son premier film, « Deux sœurs pour un homme ». Une histoire authentique, qui pourrait se situer dans n’importe quel pays d’Afrique et à travers laquelle chacun pourrait s’identifier. Rencontre.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis Marie-Louise Asseu, plus connue sous le petit nom de Malou, je suis artiste comédienne, directrice du festival Limalé de Côté d’Ivoire et désormais réalisatrice.


On vous connaît surtout grâce à la série « Ma famille », quel rôle y jouez-vous ?

Cette série existe depuis 3 ans et ça faire au moins dix ans que je travaille à la télévision. J’incarne l’une des femmes de Bohiri, Malou, d’où le petit nom.


Où vivez vous ?

En Côte d’Ivoire


Bien qu’il y ait des troubles en Côte d’Ivoire vous n’êtes pas partie ?

C’est mon pays, quelque soit la situation nous devons lutter pour le ramener dans les normes, je suis en quelque sorte nationaliste. Quand il y a le feu à la demeure, il faut trouver de l’eau pour l’éteindre que de fuir.


Qu’est ce qui vous a poussé à réaliser votre premier film, « Deux sœurs pour un homme » ?

Le fait que je joue depuis longtemps, j’ai fait du théâtre, je suis venue au petit écran grâce à la télévision nationale où j’ai côtoyé d’autres réalisateurs et je me suis dis qu’appartenir à un corps de métier c’est appartenir à tout ce qui concoure à sa réussite. Je suis actrice et directrice de festival, il me fallait ajouter une autre corde à mon arc afin d’accomplir ma curiosité. J’ai donc interrogé certains réalisateurs qui se sont proposés de me soutenir. Arentès de Bonaly a été encore plus disponible, il m’a suivit et nous avons travaillé dans de très bonnes conditions et aujourd’hui je pense que le résultat n’est pas très mauvais.


Pouvez-vous résumer l’histoire de ce film ?

C’est l’histoire d’une jeune femme, aînée de la famille qui, suite au décès de son père, devient responsable de sa mère, sa sœur et son frère. Celle-ci vit avec un homme aisé qui lui vient en aide et prend sous son toit sa sœur cadette. Cette dernière va devenir sa rivale et malheureusement l’histoire va tourner au drame…


Est-ce une histoire personnelle ?

C’est une histoire réelle que j’ai élaborée à partir d’un courrier reçu dans le cadre de mon émission « Mon expérience ».


Qui a écrit le film ?

Je l’ai écrit toute seule.


Et vous l’avez tourné quand ?

Nous l’avons tourné en 2006


Etait-ce facile de tourner en plein centre ville à Abidjan ?

Oui, il n’y a pas le feu. Nous n’avons pas eu de problème, à part une fine pluie qui nous a imposé un arrêt de 24 heures. On se réveillait tous les jours à 6 heures du matin afin de tourner les séquences de jours et lorsqu’il fallait tourner la nuit on attendait pour le faire. Tout s’est bien passé, nous n’avons eu aucun problème particulier.


Comment avez-vous recruté vos acteurs ?

Ce sont des gens avec qui j’ai déjà travaillé. J’ai joué avec dans « Faut pas fâcher », avec Marc-Arthur par exemple, avec Gohou dans « Ma famille » et tous les autres sont des collègues de télévision, nous nous côtoyons.


Où le film a-t-il été projeté pour la première fois ?

Il est sorti à Abidjan en grande salle, et compte tenu du fait que les gens l’ont aussi vu à Kinshasa, des amis de Brazzaville m’ont demandé de le montrer dans leur ville. J’ai une amie qui a vraiment insisté, qui est même venue à Abidjan, a vu le film, l’engouement qu’il suscite et m’a convaincu de le montrer à Brazzaville.


Comment le film est-il distribué ?

Nous le vendons sous forme de DVD à usage privé. Nous comptons aussi le vendre à certaines chaînes de télévision en Afrique.

Propos recueillis par Samuel Nja Kwa


Samuel Njakwa
Au sujet de l\'auteur:
Après des études de sciences politiques à Montréal (Canada), il s’installe définitivement à Paris en 1994. Journaliste politique jusqu’en 1996. Après avoir lancé un magazine, le disque africain, en 1998, il est atteint par le virus de la photographie. Virus qui ne le lâche plus depuis…
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