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Edito, Novembre 2008 Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Par Samuel Njakwa   

Du rêve à la réalité, il n’y a qu’un pas : Barack Obama, premier Président Noir de l’Etat le plus puissant au monde. Il y a de quoi faire des émules dans tous les domaines. La nouvelle a été accueillie avec joie par le monde entier. Cris de joie, larmes de soulagement. Ainsi, l’Homme (ou la femme) Noir est désormais décomplexé par sa couleur de peau. Nous avions déjà des milliers de Barack Obama dans le Sport, la musique, dans les sciences, dans quelques secteurs économique et aujourd’hui au somment de la politique. Cette nouvelle ne doit pas seulement être accueillie comme une délivrance mais surtout comme un exemple d’acharnement et de travail. Croire en soi, telle est la devise d’un homme qui a toujours cru en ses capacités. Cette certitude, il l’a transmise à tout un peuple, « Yes we can ».

Alors comment traduire ce « Yes We can » ? Et si une équipe africaine commençait par remporter la première coupe du monde de football qu’elle organise sur le continent ? Il est permis d’y croire. Les meilleurs joueurs africains de football ne sont-ils pas dans les plus grandes équipes européennes ? Eto’o, Drogba, Kanuté, Adebayor et autres ne font-ils pas parties de l’élite du football mondial ? Les équipes africaines qui seront présentes lors de la prochaine coupe du monde auront les moyens de remporter le titre mondial si toutefois l’une d’entre elles atteignait la finale. « Yes we can »

Au début de ce mois, nous avons vu la victoire du Congolais Jo Wilfried Tsonga au tournoi parisien de Tennis, celle du Britannique Hamilton, sacré champion du monde de formule 1. Que demande le peuple ? « Yes we can »

Après ces larmes de joie, nous sommes attristés par la disparition de notre Mama Africa continentale, Miriam Makeba. Son nom à lui tout seul a symbolisé la lutte contre l’apartheid, parmi ses succès, on retient surtout « Pata Pata », l’une de ses chansons, composée en 1956, les plus reprises dans le monde entier. Miriam, tu resteras à jamais dans nos cœurs, tu nous manques déjà. So long Mama…

Ce mois de novembre est aussi celui des prix littéraires. Le prix Goncourt et Renaudot feront passer l’hiver au chaud à ceux ou celles qui les remporteront. En passant, je n’ai pas souvenir qu’il y ait un prix littéraire typiquement africain. Si quelqu’un en a entendu parler, qu’il envoie un mail à la rédaction. Un prix littéraire, qui pourrait s’appeler le « Senghor de la littérature » africaine se serait-il pas le Bienvenüe? C’est aussi une autre façon de rendre hommage à un de nos plus grands écrivains. Rendons hommage à nos symboles et prenons nous en main… « Yes We can ».

Samuel Njakwa
Au sujet de l\'auteur:
Après des études de sciences politiques à Montréal (Canada), il s’installe définitivement à Paris en 1994. Journaliste politique jusqu’en 1996. Après avoir lancé un magazine, le disque africain, en 1998, il est atteint par le virus de la photographie. Virus qui ne le lâche plus depuis…