
Camerounais, Français, plasticien, concepteur, initiateur, professeur, le plasticien Georges Fho Madison revêt de multiples casquettes. De Douala à New York, en passant par Paris, Tokyo ou Berlin, l’artiste ne laisse pas indifférent le public qui se bouscule à ses vernissages. L’artiste concilie esthétisme et force à travers son œuvre, à la fois abstraite et métisse. Une culture double revendiquée.
Né à Douala (Cameroun), Georges Fho Madison vit en France depuis l’âge de 16 ans. Elève au Lycée Bellevue au Mans, il y obtient son baccalauréat et suit les cours de l’école des Beaux-arts de sa ville d’adoption, puis à Orléans. Son diplôme en poche, il s’installe au Mans où il fonde une famille et travaille depuis une vingtaine d’année. Son œuvre s’apparente à son parcours, à sa personne. Elle « se nourrit des richesses, des différences voire des contradictions entre les cultures africaine et occidentale. En véritable passionné pour la peinture et son histoire, Georges Fho Madison aime intégrer à l’intérieur de ses œuvres, des univers à priori opposés. Les séries de toiles « les Drapeaux », « les Rencontres » et « les Cohabitations » mettent particulièrement en évidence la confrontation, le dialogue entre deux univers plastiques (abstraction et figuration, surfaces couvertes de couleurs éclatantes et surfaces en noir et blanc). « À travers mon art, j’aime créer un contraste important, une cohabitation, une composition qui sorte de l’ordinaire....Je confronte les contraires. De cet affrontement naît l’harmonie du métissage. Il en va des couleurs comme des êtres humains : ils peuvent cohabiter, préserver leur identité mais aussi en créer d’autres en s’unissant ». Admirateur de Kooning, Soulages et Kiefer, il avoue volontiers prendre des risques, comme ses maîtres : « Mon œuvre détermine où elle va me mener ». Et son coup de pinceau l’amène à rencontrer l’autre. Avec plus d’une cinquantaine d’exposition à son actif, ce quadragénaire n’arrête pas de sillonner le monde où il est réclamé par de nombreuses galeries d’art et musées (Paris, Tokyo, Berlin, New York, Beijing). Installé aujourd’hui à Paris, l’artiste explore d’autres horizons. Mais nul ne sait où son travail le mènera. Fho Madison en quelques dates : 2007 : Biennale DUTA (Douala, Cameroun) 2006 : Puls’Art Le Mans Loué Centre Culturel Courmesnil 2005/2006 : Art Page La défense 2003 : Europ’Art Genève Puls’Art Le mans 2002 : Le Printemps de La Suze Galerie Art In Fine Paris Mairie de Gargilès Galerie Gilles Naudin 2001 : Graphigro Paris Maison des Logis - Château du Loir Château de St Auvent - Limoges La celle St Cloud (Obtention du premier prix) 2000 : Artex - Tokyo Artex - Paris http://www.georges-fhomadison.com |