Vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Bordeaux, le marocain Marouane Chamakh est aussi en course pour le titre de Champion de France. Il garde pourtant en tête le rendez vous de fin de saison avec son équipe nationale contre les Lions du Cameroun...
Minuit cinquante, samedi soir au stade de France. Toute l'équipe de Bordeaux est déjà dans son car avec le trophée de la Coupe de la Ligue gagné un peu plus tôt. Un seul girondin manque à l'appel: c'est Marouane Chamakh, qui peine à satisfaire le contrôle anti-dopage. La demi douzaine de joueurs de chaque côté a terminé depuis longtemps, mais le numéro 29 n'arrive pas à remplir l'éprouvette. Il est pratiquement une heure du matin quand il débarque enfin avec son sac le sourire au lèvres. Attendu pour aller rejoindre l'avion, le joueur prend tout de même deux minutes pour brandir fièrement son mini trophée, et répondre aux questions d'Okabol.com. Alors, Marouane Chamakh, quel effet ça te fait de gagner cette Coupe de la Ligue aujourd'hui? Cela fait toujours plaisir. Je crois que gagner le trophée avec son club formateur, avec Bordeaux, c'est exceptionnel. On joue au football pour des moments comme ça! 
Avec Mimoun M., journaliste marocain dans les vestiaires du Stade de France Dans un mois et demi, tu vas jouer avec l'équipe du Maroc à Yaoundé contre le Cameroun. Les deux équipes ont zéro point: penses-tu déjà à ce match? Bien sûr, on y pense un tout petit peu dans nos têtes même si on est focalisés sur la fin de notre championnat. On y pense un peu car tous les deux, on a très mal commencé la compétition. On était les deux équipes favorites! Maintenant je crois que, sur ce match là, ça va se jouer comme ceci: une des deux équipes va sortir, soit le Cameroun soit nous. Je crois que c'est avantage à l'équipe du Cameroun parce qu'elle jouera chez elle mais on est armés, on a l'orgueil d'avoir loupé notre match [contre le Gabon] et puis je crois qu'on va aller prendre notre revanche. Malheureusement, c'est au Cameroun mais on va tout faire pour sortir de là avec minimum un point. Après la défaite contre le Gabon, vous êtes allés jouer tout de suite un match contre l'Angola. La victoire a fait du bien au groupe? Beaucoup de bien parce qu'on avait hâte d'évacuer un petit peu ça, cette défaite, ce stress, cette pression. Donc voilà, ça nous a fait du bien et nous a permis de retrouver nos repères, on a gagné, ça fait beaucoup de bien. Jean-Pierre Esso, au stade de France |