| Franck Songo'o: "J'ai discuté avec Paul Le Guen" |
|
|
|
| Par Administrator | |
![]() Franck Songo’o, en prêt à la Réal Sociedad depuis quelques jours a joué ses premières minutes sous son nouveau maillot samedi dernier. L'attaquant, aperçu sous le maillot camerounais durant les J.O de Pékin a donné des interviews à divers sites espagnols et français. En voici les meilleurs extraits...
A Saragosse depuis le début de la saison, vous ne disposiez que d’un temps de jeu très limité alors que vous sortiez d’un bon exercice en 2008/09. Comment viviez-vous tout cela ?Je ne figurais pas dans les premiers choix du coach précédent (Marcelino) donc je n’ai participé qu’à sept matches. A son arrivée, le nouvel entraîneur (José Gay) a changé de système et n’osait pas trop faire confiance aux joueurs qui étaient déjà là, car il pensait qu’on est encore proches de l’ancien coach. Vous avez eu une offre de la Real Sociedad...Il faut que je joue pour aller à la Coupe du monde. J’ai discuté avec Paul Le Guen (ndlr: le sélectionneur des Lions Indomptables), et je dois jouer régulièrement si je veux être du voyage. [...] il me faut du temps de jeu. A 22 ans, le Réal Sociedad est votre nouvelle équipe. Vous avez commencé dans les catégories inférieures du Barça, plus tard vous êtes passé par six clubs anglais et par Saragosse. Comment s’est déroulée votre carrière ?Je suis né au Cameroun. A l’âge d’un an et demi je me suis rendu en France. Là-bas je vivais s¡dans les villes où travaillait mon père. Plus tard, lorsque j’ai eu 9 ans, nous sommes arrivés à la Coruña. J’y suis resté jusqu’à mes 14 ans. De 14 à 18 ans j’étais à Barcelone. De 18 à 21 ans j’ai vécu en Angleterre. J’ai passé la dernière année et demie à Saragosse, et maintenant je suis au Real Sociedad. Comment décrire l'expérience en Angleterre?Très difficile et en même temps très positive. A mes 18 ans j’ai commencé à jouer en Première ligue avec Portsmouth, mais l’entraîneur Alain Perrin s’en est allé et j’ai arrêté de jouer. Ce fut une expérience très difficile mais en même temps très bonne pour moi parce que ça m’a fait grandir et devenir une meilleure personne et un meilleur joueur. Quel rôle a joué votre père dans ces premiers pas de votre carrière ?Il a toujours été présent pour que je sois un enfant stable, pour m’empêcher de m’égarer et de tomber dans les bêtises de la jeunesse. Quand on a 18-20 ans et de l’argent il est tellement facile de mettre les pieds dans le plat, et mon père a toujours été là pour m’éloigner du mauvais chemin. Quels souvenirs avez-vous du temps où votre père était gardien du Super Dépor?Au collège, tous les lundis, les enfants me disaient quelque chose, sur ce que mon père avec bien fait, ou loupé. Je n’y portais pas beaucoup d’importance. C’était son job et pour moi le football n’était qu’une distraction. Alliez-vous voir ses matches ?Oui, j’allais au stade du Riazor avec mes amis. Mais je passais la moitié du match à jouer avec des canettes de coca-cola dans les couloirs. Par la suite je me suis plus intéressé au jeu. C’était une très belle époque du Dépor avec la Ligua, participations à la Champions League et à de grands matches. A quel âge avez-vous commencé à jouer ?A six ou sept ans. J’étais assez jeune et on ne me laissait pas jouer. Mais finalement je suis passé. Je me souviendrai toujours de mon premier match. On a gagné 10-3 et j’ai marqué 2 buts. Le fait d’être le fils de Jacques Songo’o changeait-il quelque chose ?Les gens le savaient. Et comme je me démarquais dans mon jeu tout le monde savait qui j’étais. Est-ce un soulagement de ne pas jouer au même poste que son père pour éviter les comparaisons ?Oui, mais ce qu’a fait mon père est bien et j’espère être à sa hauteur.
Avez-vous des frères ?Oui, un petit frère. Il joue chez les jeunes de Saragosse. Je ne l’ai pas beaucoup vu jouer. Il joue en défense centrale et il semblerait qu’il soit très bon. Il est plus grand que moi. Quel est votre meilleur souvenir d’Angleterre ?Avec Portsmouth lorsque nous avons gagné la FA Cup. Ce fut mon plus beau souvenir. C’est un trophée qu’ont l’habitude de gagner les quatre grands. Quels joueurs avez-vous cotoyé là-bas ?Niko Kranjcar, qui est maintenant à Tottenham, David James le gardien, Sol Campbell, Kanú, Lass celui du Réal Madrid, Muntari de l’Inter, Defoe… Il y a beaucoup de joueurs. Quels sont vos objectifs avec la Real Sociedad ?Je viens avec l’intention de me faire une place dans l'équipe, de bien commencer. Pour le moment il nous reste 21 journées à disputer, ce qui est très long et très difficile. Nous devons nous maintenir en forme pour pouvoir remonter.
Était-il clair dans votre esprit depuis un moment que vous viendriez jouer au Réal ?J’avais déjà accepte les conditions et j’espérais que le Réal arriverait à un accord avec Saragosse. Quel est votre poste, celui auquel vous vous sentez le mieux ?J’ai marqué plus de buts sur le côté gauche, et sur la droite aussi j’ai un bon jeu offensif. Je me sens très à l’aise sur les deux côtés. Avez-vous aussi joué devant ?Oui mais en avant-centre. C’est un poste qui me convient également. Pensez-vous que vous aurez de la concurrence ? Il y a beaucoup de concurrence ici, mais elle est saine et c’est bien. Cela veut dire que le niveau de chacun est bon. A quel poste pensez-vous que ce sera faisable ?Je ne sais pas mais cela m’importe peu. Ce que j’aime le plus c’est jouer. Que l’entraîneur décide. Après avoir connu les sélections de jeunes en France, pourquoi avez-vous finalement choisi le Cameroun ?Quand j’étais jeune, le Cameroun ne m’avait jamais appelé. Mais mon père a joué pour le Cameroun, il a joué quatre Coupes du monde. Ma famille m’a demandé de choisir le Cameroun , elle voulait que je rentre. Et aujourd’hui, je suis très content d’avoir fait ce choix. ![]() Êtes-vous en contact avec le sélectionneur Paul Le Guen ?On parle surtout de ma situation. Il veut que je joue pour pouvoir m’appeler dans le groupe. Je pense que c’est un bon sélectionneur. Il pense beaucoup au groupe. Il va faire du bien au Cameroun. Pensez-vous être du voyage en Afrique du Sud pour la Coupe du monde ?Je crois que j’ai de bonnes chances d’y aller. Je sais que j’ai ma place dans cette sélection du Cameroun. Sources: Footmercato et ElMundo Deportivo (traduit de l'espagnol)
Marquer favoris
Bookmark
Email This
Hits: 1444 Trackback(0)
Commentaires (1)
![]() Ecrivez un commentaire
|









