Peu utilisé chez les Lions Indomptables du Cameroun durant la Coupe d'Afrique, le défenseur André Bikey a retrouvé les terrains anglais et son club de Burnley, à la peine en championnat.
Quinze minutes, c'est tout le temps que le sélectionneur Paul Le Guen a accordé au défenseur central André Bikey en Angola. Une entrée pour la dernière minute contre la Tunisie au premier tour, puis quatorze autres minutes, en prolongations, lors de la défaite aux mains de l'Egypte, qui gagnera finalement le trophée. Les deux fois, le joueur de Burnley a été positionné au poste de milieu de terrain. Comme depuis un moment en Premier League. Lors du match à Fulham, mardi 9 février dernier, André Stéphane Bikey a été élu homme du match de son équipe, malgré la défaite 0-3. Deux buts clairement hors-jeu et un coup franc ont scellé le sort des "Clarets", qui ont de nouveau sombré à Londres, comme les 12 dernières fois à l'extérieur. Il faut remonter au mois de novembre dernier pour voir le dernier point pris en déplacement par ce club, chez le voisin, Manchester City. Le manager Brian Laws a alors décidé d'emmener tout le groupe en stage bloqué au Portugal, dès la fin du match de mardi dernier. "Ils ont vraiment besoin de durcir leur mental pour retrouver leur forme" a - t-il déclaré. Du coup, les joueurs de Burnley n'ont pas pu s'exprimer face à la presse et ont eu tout juste le temps de signer quelques autographes à leurs fans avant de s'engouffrer dans l'autobus. André Bikey a pu avoir le soutien de compatriotes ayant bravé la froideur londonnienne pour le supporter, et pour reparler brièvement de sa CAN mitigée, en terme de temps de jeu. L'un d'eux, Eric, s'est exprimé à ce sujet (voir vidéo ci-dessous).
Au Portugal pour quatre jours, car dispensé de match de Coupe ce weekend, Burnley s'est entrainé au soleil, et a livré un match amical à huis clos contre le Dynamo de Kiev. Sous la pluie, ce match où Bikey est entré en deuxième mi-temps a vu la victoire 2-1 du club ukrainien sur des Clarets qui ne semblent pas avoir encore trouvé la formule gagnante... Texte et photos: Jean-Pierre ESSO, à Londres.
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